Le 18 novembre 2021, j’ai co-écrit et interprété Post-transparence, une pièce de théâtre présentée lors de la Nuit de la philosophie à Montréal. Cette performance interroge notre rapport à la visibilité, à la perception et à l’effacement de soi dans un monde saturé d’images et d’expositions.
Image à la une de l’article : Photo by Sam Szuchan on Unsplash
Un projet mêlant philosophie et performance
Post-transparence est née d’une réflexion sur la manière dont la société contemporaine nous pousse à être toujours plus visibles, exposés, et parfois dissous dans un flux continu d’images et d’informations. Inspirée par des théories philosophiques sur la transparence, l’opacité et la représentation, cette pièce met en scène un dialogue entre présence et effacement, entre apparence et disparition.
Dans le cadre de la Nuit de la philosophie à Montréal, cet événement unique réunissant chercheurs, artistes et penseurs, cette performance s’est inscrite dans une volonté de décloisonner les disciplines et d’ouvrir un espace de réflexion sensible.
Mon rôle dans la création et l’interprétation
En tant que co-autrice et interprète, j’ai participé à toutes les étapes de conception de la pièce :
- L’écriture du texte en collaboration avec Maxime Savoie, en explorant les tensions entre langage, image et matérialité du corps.
- La mise en scène, pensée comme une alternance entre exposition et effacement, lumière et obscurité.
- L’interprétation, cherchant à traduire physiquement et émotionnellement les concepts abordés.
Cette expérience a été l’occasion de croiser mon approche théorique et ma pratique artistique, en expérimentant une forme hybride entre théâtre, performance et réflexion philosophique.
Un questionnement toujours d’actualité
À l’ère du numérique, où la visibilité devient une injonction permanente, Post-transparence interroge notre rapport à l’image et à la disparition de l’intime. Cette performance invite à penser l’opacité comme une résistance, une possibilité de réinvention du soi face à la surexposition.
Ce projet a marqué mon parcours en mettant en lumière l’importance du théâtre comme espace de pensée vivante et incarnée. Il a également ouvert de nouvelles pistes de recherche sur les liens entre art, philosophie et représentation.
