Le 29 mai 2019, j’ai eu le plaisir de participer en tant qu’assistante à l’organisation du colloque Passer à l’histoire : l’exposition et sa reconstitution, en collaboration avec Mélanie Boucher et Marie-Hélène Leblanc. Cet événement s’est déroulé dans le cadre du Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) à l’Université du Québec en Outaouais et s’inscrivait dans une réflexion plus large sur la reconstitution d’expositions et leur impact sur la production du savoir et de la création artistique.
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La reconstitution d’exposition comme outil de recherche et de transmission
Ce colloque a exploré comment la reconstitution d’expositions peut être une pratique permettant de revisiter leur histoire et d’interroger leur portée artistique, politique et sociale. L’œuvre Vanitas : robe de chair pour albinos anorexique (1987) de Jana Sterbak, exposée en 1991 au Musée des beaux-arts du Canada, a servi de point d’ancrage pour réfléchir aux enjeux de la recontextualisation et à l’évolution des débats sur la liberté d’expression et le rôle de l’État dans la valorisation de l’art contemporain.
Un événement interdisciplinaire croisant histoire de l’art, muséologie et création
L’événement a rassemblé historiens de l’art, muséologues et artistes dont les travaux s’intéressent aux expositions reconstituées et aux formes de savoirs qu’elles génèrent. À travers plusieurs interventions, nous avons pu analyser la manière dont certaines expositions marquent les imaginaires et comment leur reconstitution peut enrichir notre compréhension de l’histoire de l’art et des pratiques curatoriales.
Mon rôle dans l’organisation du colloque
À travers cette conférence, nous avons mis en évidence l’importance de la transmission et de la relecture des expositions passées. Leur reconstitution ne se limite pas à une simple reproduction, mais constitue une nouvelle lecture de l’histoire de l’art et de la muséographie. Cet événement a permis d’ouvrir des discussions stimulantes sur la façon dont les expositions façonnent notre mémoire collective et notre rapport au patrimoine artistique.
Un colloque inscrit dans une dynamique de recherche et d’exposition
Ce colloque était en lien direct avec l’exposition La Robe de chair au Musée national : expositions, reconstitution, présentée à la Galerie UQO du 15 mai au 22 juin 2019. En parallèle de l’événement académique, cette exposition proposait une réflexion sur les expositions reconstituées et leur capacité à réactiver des discours et des pratiques artistiques du passé.
