Outre : Entre gravité et dépassement dans l’œuvre de SMITH (mai 2024)

Dans mon article Outre, artiste : SMITH, commissaire : Thérèse St-Gelais, publié en mai 2024 dans la revue Ciel Variable (n°126), j’explore la dimension transgressive et expérimentale de l’exposition Outre, présentée à VOX, Centre de l’image contemporaine. À travers cette analyse, je mets en lumière la manière dont SMITH interroge le corps, l’identité et les limites de l’expérience humaine à travers la photographie et la vidéo.

Référence de l’article :
« Outre, artiste : SMITH, commissaire : Thérèse St-Gelais », dans Ciel Variable, numéro 126

Outre : un mot, une exploration

Le titre de l’exposition, Outre, renvoie à plusieurs acceptions du terme : conteneur organique, dépassement, ajout. Cette polysémie est au cœur du travail de SMITH, qui cherche à dépasser les frontières du corps et de la perception. L’œuvre-phare de l’exposition, réalisée en partenariat avec l’Observatoire de l’Espace, montre l’artiste dans un Airbus A310 Zero G, expérimentant l’apesanteur dans une quête de dématérialisation et de transformation.

Le corps en transition : une lecture posthumaine

Loin d’être une simple expérience physique, cette mise en suspension s’inscrit dans une réflexion sur la notion de “trans”, discutée entre SMITH et la commissaire Thérèse St-Gelais. Dans cette installation, la gravité devient une métaphore des contraintes biologiques et sociales, tandis que son absence incarne la possibilité d’une mutation, d’une identité en perpétuelle recomposition.

Une esthétique entre science et poésie

L’exposition articule une approche scientifique et sensorielle :

  • La vidéo immersive permet au spectateur d’accompagner l’artiste dans son exploration de l’apesanteur.
  • Les photographies capturent un état de flottement, entre disparition et renaissance, illustrant une esthétique du seuil, propre au travail de SMITH.
  • Les enregistrements sonores enrichissent l’expérience, en intégrant les voix de l’artiste et de la commissaire, engageant une réflexion sur le dépassement des limites physiques et identitaires.

À travers cet article, j’interroge comment cette exposition défie les cadres traditionnels de la représentation corporelle, et comment elle s’inscrit dans un discours plus large sur le posthumanisme et l’exploration de nouveaux états d’être.