En décembre 2018, mon article « L’influence des monstres littéraires sur le corps post-humain » a été publié dans MERIDIAN of CRITICISM – Annals of Stefan cel Mare University of Suceava, Romania, un numéro dirigé par Daniela Petroşel. Cet article explore les liens entre la tradition monstrueuse issue de la littérature et la représentation du corps post-humain en art contemporain.
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Référence de l’article :
« L’influence des monstres littéraires sur le corps post-humain », MERIDIAN of CRITICISM – Annals of Stefan cel Mare University of Suceava, Romania, Philological Series, no. 2, vol. 31, numéro dirigé par Daniela Petroşel, Stefan cel Mare University of Suceava, Romania
Le monstre, entre fascination et rejet
Depuis l’Antiquité, le monstre occupe une place ambivalente dans l’imaginaire collectif. Tour à tour figure d’horreur ou de fascination, il incarne les tabous et les peurs d’une époque tout en repoussant les limites du possible. De la sirène à Frankenstein, en passant par le vampire ou les Freaks, ces figures hors-normes ont façonné notre vision de l’altérité et du corps modifié.
Le corps post-humain comme héritier du monstre littéraire
Avec l’essor du post-humanisme, ces codes monstrueux sont réinvestis dans l’art contemporain, notamment à travers la photographie. Mon article analyse comment des artistes tels que Joel-Peter Witkin, Pierre Molinier, Aziz et Cucher ou encore ORLAN réinterprètent ces figures de la monstruosité pour interroger les mutations du corps et les nouvelles frontières entre l’humain et l’artificiel.
Entre immortalité et hybridation : le corps dans l’art post-humain
La photographie du corps post-humain oscille entre le prodige miraculeux et l’anomalie hors-norme. Elle s’approprie les caractéristiques du monstre littéraire : l’immortalité du vampire, la recomposition de Frankenstein, la séduction de la sirène ou encore la mécanisation du cyborg. À travers ces représentations, l’image devient un espace où le corps défie le temps et les limites biologiques, à l’image du Portrait de Dorian Gray.
Une publication interdisciplinaire
Cet article s’inscrit dans une approche croisant histoire de l’art, philosophie et littérature de l’imaginaire. En mettant en lumière l’influence des figures monstrueuses sur l’art post-humain, il propose une réflexion sur la continuité des représentations de l’altérité et du corps modifié à travers les siècles.
