Publication : La science-fiction corporelle dans l’œuvre hyperréaliste de Patricia Piccinini (février 2024)

En février 2024, mon article « La science-fiction corporelle dans l’œuvre hyperréaliste de Patricia Piccinini » a été publié dans Imaginaires du corps, sensualités imaginées, dirigé par le Laboratoire des imaginaires de l’Université de Rennes 2. Cette étude explore la manière dont l’artiste australienne Patricia Piccinini interroge la frontière entre humanité et artificialité à travers des sculptures hyperréalistes inspirées de la science-fiction.

Référence de l’acte de colloque :
Jessica Ragazzini, (2024), « La science-fiction corporelle dans l’œuvre hyperréaliste de Patricia Piccinini », dans Imaginaires du corps, sensualités imaginées, sous la direction du Laboratoire des imaginaires, Université de Rennes 2

Quand l’hyperréalisme rencontre la science-fiction

Les créatures hybrides de Patricia Piccinini, à la fois étranges et familières, questionnent nos perceptions du corps, de l’intimité et de la sensualité. En s’inspirant des avancées biotechnologiques et des récits d’anticipation, son travail ouvre une réflexion sur les transformations possibles du corps humain et notre rapport à l’altérité.

Résumé

Cet article analyse la manière dont Patricia Piccinini mobilise les représentations hybrides du corps afin de susciter une réflexion éthique et empathique sur les biotechnologies, le vivant et les relations entre humains et non-humains. À travers des sculptures hyperréalistes, des installations et des mises en scène inspirées de la science-fiction, l’artiste conçoit des créatures mêlant des caractéristiques humaines, animales et végétales qui brouillent les frontières entre nature et artificialité, familiarité et étrangeté. L’étude montre que Piccinini développe une esthétique posthumaniste fondée sur la projection affective et la comparaison corporelle, invitant les publics à reconsidérer leur rapport à l’altérité et à la vulnérabilité du vivant. En mobilisant notamment les réflexions de Maurice Merleau-Ponty, Donna Haraway, Sigmund Freud et Gilles Deleuze, cet article interroge les mécanismes esthétiques et contextuels qui permettent à l’artiste de transformer des figures monstrueuses en objets d’attachement, tout en proposant une critique sensible de l’anthropocentrisme contemporain.

Un ouvrage interdisciplinaire sur les représentations du corps

Publié dans Imaginaires du corps, sensualités imaginées, cet article s’inscrit dans un projet interdisciplinaire qui explore la représentation du corps dans la fantasy, la science-fiction et le fantastique. L’ouvrage analyse comment ces genres revisitent la sensualité et la perception du corps humain à travers différents médiums artistiques.