En septembre 2022, j’ai coordonné la publication de 4×4, dirigée par Emanuel Licha et publiée à l’occasion de l’exposition du même nom à la Galerie UQO. Ce projet éditorial accompagne et prolonge les réflexions soulevées par le film Zo Reken, en proposant une analyse critique des relations entre le Nord global et le Sud global à travers quatre thématiques majeures.
Image à la une de l’article : Photo by Europeana on Unsplash
Référence de la publication :
Marie-Hélène Leblanc, Sans exposition, Gatineau: Galerie UQO, ISBN : 978-2-9819793-9-1
L’image de guerre à l’ère du direct et du montage
À travers une analyse critique des images d’archives et des flux médiatiques, Sans exposition interroge la manière dont la guerre est mise en scène, filtrée et reconstruite par la télévision et les médias numériques. En revisitant le rôle des chaînes comme CNN, cette publication examine comment le montage et la répétition des images influencent notre compréhension des conflits modernes.
Entre invisibilité et surexposition du réel
L’ouvrage questionne également le paradoxe de la guerre médiatisée :
- L’hypervisibilité des conflits, où certaines images deviennent iconiques et façonnent un récit dominant.
- L’effacement du réel, où le cadrage et le traitement médiatique occultent certaines dimensions de la guerre, la transformant en spectacle.
- L’impact du montage vidéo, en explorant comment l’enchaînement des images façonne notre perception de l’événement.
Un projet éditorial entre art et critique des médias
Dans mon travail de coordination, j’ai veillé à ce que cette publication dépasse le cadre de l’analyse historique pour proposer une réflexion contemporaine sur la guerre, l’image et la responsabilité médiatique. Sans exposition est un ouvrage essentiel pour comprendre comment les conflits sont transformés en narrations visuelles, entre documentation et construction idéologique.
