Coordination de l’axe 4 – Affections et transgressions du corps dans l’art contemporain (14, 15 et 16 avril 2026)

Les 14, 15 et 16 avril 2026, j’assurerai la coordination de l’axe 4 – Affections et transgressions du corps dans l’art contemporain lors du colloque international Polìticas y narrativas del cuerpo / Politics and Narratives of the Body, organisé par The Italian Cultural Association Ceneri Rosse et en collaboration avec les institutions Università degli Studi di Perugia (Italie) et Universidade do Estado de Rio de Janeiro (Brésil). Cette année, les communications seront en anglais et en espagnol.

Le corps en mutation : entre politique, affects et transgressions

L’art contemporain est reconnu pour mettre à l’épreuve les limites du corps qu’elles soient physiques, conceptuelles ou même émotionnelles. Selon la perspective de Maurice Merleau-Ponty, les limites physiques et sensibles du corps permettent « d’être au monde », d’interagir avec notre environnement, tout en instaurant une frontière tangible avec ce qui nous entoure. Que se passe-t-il lorsque les artistes ébranlent la corporéité pour tendre à la fusion avec « l’autre » ? Dans cet axe, « l’autre » peut autant représenter l’humain que le non-humain. Dans « Mille Plateaux », les philosophes Gilles Deleuze et Félix Guattari invitaient à repenser la corporéité en la considérant comme un état mouvant et fluide. Ce qu’il nomme « le corps sans organe » envisagerait une perturbation de l’organisme humain, un devenir-machine autant qu’un devenir-animal. À titre d’exemple, il est possible de mentionner l’œuvre « Que le cheval vive en moi ! » de Art Orienté Objet qui consistait, entre autres, à transfuser du sang de cheval dans les veines de l’artiste Marion Laval-Jeantet ; cette performativité discursive autour des limites biologiques et éthiques attira également l’attention sur les points communs qui unissent l’humain à l’animal. Les procédés d’hybridation du corps aux nouvelles technologies comme le font Stelarc, ORLAN ou encore Moon Ribas, se présente comme des manifestes politiques qui emploie la technologie pour l’amélioration de la condition humaine. Au-delà de la performance, les sculptures monstrueuses hyperréalistes de Patricia Piccinini et les créatures dessinées par Unica Zürn déconstruisent et reconstruisent le corps, provoquant un sentiment d’inquiétante étrangeté freudienne. Entrainant des réactions suscitées allant de l’admiration à la répulsion, pourquoi l’affect des spectateurs est-il si bousculé ? En quoi les transgressions du corps permettent-elles de donner chair à des problématiques sociales, politiques et culturelles ? De quelles manières les explorations autour du corps permettent-elles d’aborder des enjeux relatifs au psychisme humain ? Quels dialogues l’art rend-il possibles entre affections et transgressions du corps ?

Corps et posthumanisme

Corps et technologie 

Corps et écologie 

Corps et animalité

Image officielle du colloque 2026