Le 14 Novembre 2025, j’ai présenté une conférence qui me tenait particulièrement à coeur « Erotisme, deuil et excès: représenter le Japon autrement dans l’oeuvre photographique de Nobuyoshi Araki ». La journée d’étude Le Japon dans les arts et la littérature. Autour de la photographie de Michael Kenna visait à mettre en lumière une des sources d’inspiration majeures de l’œuvre de Michael Kenna : la représentation du Japon. Celle-ci a permis des regards croisés sur d’autres artistes pour mettre en lumière la complexité figurative du pays. L’évènement eu lieu au Lycée Champollion de Grenoble, en France.
Image à la une de l’article : Araki Nobuyoshi, Sentimental Journey, 1971, Collection MEP, Paris.
Référence de la communication :
Jessica Ragazzini, « Erotisme, deuil et excès: représenter le Japon autrement dans l’oeuvre photographique de Nobuyoshi Araki » communication pour la journée d’étude Le Japon dans les arts et la littérature. Autour de la photographie de Michael Kenna organisée par l’Université Grenoble Alpes et le Lycée Champollion à Grenoble, le 14 novembre 2025.
Résumé de la conférence : « Erotisme, deuil et excès: représenter le Japon autrement dans l’oeuvre photographique de Nobuyoshi Araki »
Nobuyoshi Araki est sans doute l’un des photographes japonais les plus ambigus du XXe siècle. À travers ses récits photographiques intimes (Sentimental Journey, 1971 ; Winter Journey, 1991), ses séries de bondage (Tokyo Lucky Hole, 1985 ; Erotos, 1993), ses collages expérimentaux, ses milliers de polaroïds et ses livres autoédités, Araki n’a eu de cesse d’associer l’image au corps, à l’érotisme, à la perte et à la saturation. Loin d’un réalisme documentaire ou d’un regard neutre sur le Japon, il produit une œuvre dérangeante, ludique et profondément affective. Ainsi, comment comprendre qu’un corpus aussi centré sur le fantasme et la subjectivité individuelle puisse contribuer à construire une image du Japon en résonance avec ses traditions, ses mutations sociales et ses tensions contemporaines ? Ce paradoxe — une hyper-intimité qui devient espace culturel — fut au cœur de notre analyse et fut présenté vis-à-vis avec les propositions photographiques de Michael Kenna.
Une actualité photographique autour du Japon
La communication s’est ancrée dans l’actualité en faisant suite à l’exposition sur Haikus d’argent, L’Asie photographiée par Michael Kenna présentée au Musée Guimet à l’été 2025 et en résonnant avec l’exposition POLARAKI – Mille polaroids d’Araki Nobuyoshi également présentée au Musée Guimet du 1er octobre 2025 – 12 janvier 2026.
