Devenir l’œuvre : une recherche sur la personnification des œuvres d’art (2019 – 2021)

De 2019 à 2021, j’ai collaboré en tant qu’assistante de recherche avec le professeur Éric Langlois dans le cadre du projet Origine et actualité du devenir objet du sujet : se recréer au musée, dans les expositions. Dirigée par la chercheuse principale Mélanie Boucher, cette étude s’intéressait aux multiples façons dont les individus se réapproprient et se personnifient en tant qu’œuvres d’art, tant dans les musées que sur le web.


Image à la une de l’article : Photo by Jay Soundo on Unsplash

L’appropriation des œuvres : entre passé et présent

Les musées et les artistes contemporains explorent depuis longtemps la fascination du public pour la personnification des œuvres canoniques. Cette pratique, qui consiste à se recréer à partir d’une œuvre existante, trouve un écho dans les performances artistiques, les reconstitutions muséales et les interactions numériques qui permettent aux spectateurs de s’identifier aux images du passé.

Ce projet de recherche a permis d’examiner :

  • La transformation des pratiques d’appropriation dans l’histoire de l’art.
  • L’impact du numérique sur la relation entre public et œuvres d’art.
  • Les performances artistiques qui interrogent le rapport au corps et à l’identité dans le cadre muséal.

Un colloque pour approfondir la réflexion

L’un des aboutissements majeurs de cette recherche a été le colloque Devenir l’œuvre : pratiques de chosification des corps dans les expositions et les musées (2021). Cet événement a permis de mettre en lumière les jeux de reprise et de dédoublement, ainsi que les interrogations soulevées par cette volonté de fusionner avec l’art. Comment ces pratiques d’aujourd’hui réinterprètent-elles celles du passé ? De quelle manière le passé façonne-t-il les nouvelles formes de représentation du corps et de l’image ?


Perspectives et impact

Cette expérience a enrichi ma compréhension des liens entre performance, muséologie et engagement du spectateur. Elle a aussi mis en évidence la manière dont l’art continue d’évoluer grâce à l’interaction avec son public, qui devient acteur de l’œuvre elle-même.